Aller au contenu Aller à l'accueil plan du site rechercher Aide sur les raccourcis clavier

Théorie Vol. VII : Les bonnes excuses de chez nous Accueil > Expression libre > Les Théories >

Théorie Vol. VII : Les bonnes excuses de chez nous


Nous connaissons tous ces moments de faiblesse où, plutôt que d’acquiesser à l’invitation alléchante faite par un pote de l’accompagner escalader les murailles du chateau du Haut-Koenigsbourg, par soir de grand vent, sans corde, en plein hiver et les mains recouverte de crème chantilly, nous préférons rester chez nous dans le confort douillet d’une vieille couette tachée de café à zieuter vaguement Darlène et Bryan dans ce vieux Soap à la télé tout en grignottant des vieux reste de pizza froide.

Bref, on a la flèmite aiguë, la glande, on schwenz, on fout que dalle, on se branle les couilles/gratte la tête.

Mais comment faire comprendre à nos interlocuteurs notre si vif désir de ne rien faire ? Jamais (?) il ne pourra comprendre pourquoi on ne va pas le rejoindre, d’où le vieux coup de "l’excuse bidon mais vraissemblable" (EBMV)

Il faut tout de suis distinguer "l’excuse bidon mais vraissemblable" de "l’excuse bidon mais alors complètement farfelue" (EBMACF) qui est totalement inexcusable. Prenon diretement un double exemple :

Une personne choisie totalement au hasard s’appelant aléatoirement Siegfried peut pratiquer ces deux types d’excuse :
- (EBMV) Ah, trop désolé, je peux pas venir, mon cousin fait un barbecue pour sa barmitzva
- (EBMACF) Zut, j’oubliais que je pouvais pas venir, ma copine viens d’inviter un grand mange-cailloux à la maison, mais celui-ci est à l’heure où je te parle en train de me dévorer les tibias, comme y’a pas de bus, tu comprends...

Ainsi, l’excuse bidon mais vraissemblable est au fil du temps devenu un sport couramment pratiqué au sein de notre association (comme au sein de tout groupe socialement sain, il s’entend). Cet article espère vous faire découvrir un peu plus les moeurs du maxsécuritien de base par un exposé des nuances qu’on peut trouver dans la noble pratique de ce sport de gentlemen/ladies.

L’excuse Familiale

(EBMV familiatus sanguinus)

Elle trouve sa justification au sein de la famille de l’excusé, il ne faut surtout pas chercher loin, prenez l’un de vos parents proche ou à la limite votre grand-mère (jamais le grand père, c’est un élément qui sonne trop faux à l’oreille et vous accablerait d’une pénalité de 5 points de fourberie patente). Maintenant brodez une histoire en 5 mots mettant en avant le caractère contraignant mais obligatoire de vos pseudos obligations. Bien sûr, n’oubliez pas une petite ammorce de négation :

Ex : [Je ne peux pas] Mon père veux que je mange

Vous pouvez, si vous êtes pointilleux y rajouter des considérations diverse :

La temporelle : Ex : [Je ne peux pas] Mon père veux que je mange [ce soir]

La descriptive simple : Ex : [Je ne peux pas] Mon père veux que je mange [du ragou de gerbilles]

La bricoleuse : Ex : [Je ne peux pas] Mon père veux que je mange [après avoir repeint notre palissade pour la 5è fois de l’année]

La sentimentale : Ex : [Je ne peux pas] Mon père veux que je mange [tu comprends ?]

La repentie : Ex : [Je ne peux pas] Mon père veux que je mange [mais si il s’endort loin de son gros couteau, je te promets que j’essaierai de déjouer la surveillance des gardes dehors pour vous rejoindre]

La saugrenue : Ex : [Je ne peux pas] Mon père veux que je mange [tous les compléments vitaminés pour oiseaux qu’il nous reste en moins de 24 secondes]

La submergeante : Ex : [Je ne peux pas] Mon père veux que je mange [ce soir notre hamstère qui a bouffé tous les compléments vitaminés pour oiseaux qu’il nous restait, et le ragou de gerbilles, mais si il s’endort loin de son gros couteau, je te promets que j’essaierai de déjouer la surveillance des gardes dehors pour vous rejoindre, tu comprends ? ]

L’excuse Conjugale

(EBMV familiatus coïtus)

Elle surprend souvent par le portrait draconnien qu’elle dépeint du conjoint. cette personne sera toujours au centre de votre incapacité de vous éloigner trop loin de votre bol de curlies... Les ingrédients sont presque les mêmes de ceux de l’excuse familial :, un élément négatif, une référence à son conjoint, un contexte simple en 5 mots

exemples : [Comme je suis troooop trooop désolé] Mon/ma copain/ine m’attends pour prendre un bain

Il existe encore une fois des variations courrament observées :

La festive : [Comme je suis troooop trooop désolé] Mon/ma copain/ine m’attends pour prendre un bain [et menace de mettre de la mousse partout si je ne viens pas]

La musicale : [Comme je suis troooop trooop désolé] Mon/ma copain/ine m’attends pour prendre un bain [et le CD de Bryan Adams tourne déjà dans le lecteur]

La nostalgique : [Comme je suis troooop trooop désolé] Mon/ma copain/ine m’attends pour prendre un bain [et ça fait 2 ans que j’en ai pas pris]

La conflictuelle très fréquemment usitée : [Comme je suis troooop trooop désolé] Mon/ma copain/ine m’attends pour prendre un bain [Et c’est clair qu’il/elle va me faire la gueule si je vous rejoint]

Les croisement et cumuls divers sont autorisés, tout en gardant cette petite formule en tête :

Rentabilité d’excuse de votre EBMV = Degré d’abomination fascisante que vous brossez de votre conjoint - fréquence des rencontre entre votre conjoint et la personne à qui vous servez votre excuse.

Aussi, si vous vivez en semaine au Népal avec une jeune fille de 16 ans masseuse et ne souhaitez pas vous déplacer à Strasbourg pour assister à la partie de JRTM du vendredi soir n’hésitez pas à y aller en couche très épaisse, vous serez encore loin de l’EBMACF. Ex : [Arrrggghhhh, nan, comme je suis triste de pas pouvoir venir] Ma copine ne veut pas que je parte [sinon, elle me mettra du poivre dans les yeux avant de me débiter en rondelle à la scie égoïne pour balancer les reste à notre requin blanc domestique]

L’excuse Relationnelle

(EBMV anniversairus)

Là, pas de fioriture, ce type d’excuse est très simple :
- un élément négatif
- la référence à un ami ou prétendu ami inconnu de l’interlocuteur (il n’est pas nécessaire de citer son nom)
- la mention de son anniversaire

Ex : [Je vais pleurer dès que je raccrocherai tellement je suis abbatu de pas pouvoir venir] je vais à l’anniversaire d’une copine

Simple, efficace, flatteur car si vous la reproduisez plusieurs fois par semaines vous passerez pour une personne très populaire que les simples mortels s’arrachent pour donner tout son sens à leur fêtes d’anniversaire.

Les bottes

(EBMV saugrenus)

Attention, la pratique de ces excuses nécessite un entraînement tout particulier, aussi nous dissuadons les novices de s’y exercer avant un ou deux ans de pratique des excuses plus courrantes. Toute la technicité de ces excuses réside dans le fait qu’elle flirtent de près avec les "excuses bidons mais alors complètement farfelues".

Au sein de notre groupe, nous avouons avec une fierté non dissimulée avoir le privilège de jouir de l’expérience de quelques champion dans cette catégorie, qui ont affuté avec les années leur maitrise et leur finesse dans cette pratique :

L’excuse du CD : [Element négatif] + "j’ai encore des tas de CD à écouter"

Ex : [Je ne vais pas pouvoir venir] J’ai encore des tas de CD à écouter

Toute la technique de cette excuse tient dans le ton excessivement sérieux que vous allez prendre allié à une intonnation mi désespérée, mi résolue. Pour bien appréhender cette technique, exercez vous un ou deux ans sur des animaux morts, un enfant autiste, devant votre mirroir ou en vous laissant des messages téléphoniques en répéttant par exemple l’un de ces préceptes comme si votre vie en dépendait :

- je ne peux plus continuer à vivre si je n’apprends pas immédiatement le nom des crouttes plastiques qu’on trouve au bout des lacets de chaussures !

- On ne plaisante pas avec le sort de tous ces brins d’herbes qui se font piétinner chaque jour sur le terrain de minigolf derrière chez moi, ça me met hors de moi !

- Je trouve ça abjecte les gens qui ne se soucie pas quotidiennement de l’érosion naturelle des rochers dans le désert de Gobi !

- Je prie tous les jours pour que tous les paquets d’informations numériques qui se sont égarés sur Internet trouve un jour le repos à la droite de Dieu.

-  L’excuse minimaliste : Ne consiste qu’en un élément négatif :

ex : Je ne viendrais pas

Tout l’art de celui qui la pratique est de faire sentir en toute sympathie à son interlocuteur qu’insister pour connaitre la raison de l’absence n’est VRAIMENT pas une bonne idée (risque d’holocauste nucléaire, de parjure Théocrate, d’implosion spontanné de la boîte crannienne, torrent d’injures soudaines etc.)

- La feinte excusatoire : Telle la carotte inlassablement agitée devant le museau de l’âne épuisé, pareille au sucre d’orges offert à l’enfant gifflé pour apaiser les scrupules des parents, la "feinte excusatoire" consiste à invoquer un élément positif plus ou moins vraissemblable juste après avoir fait connaitre son indisponibilité.

ex : je ne peux pas venir mais on se fera ça la semaine prochaine dans une piscine de champagne.

Version sophistiquée de l’excuse minimaliste, la "feinte excusatoire" tient son efficacité en ce qu’elle détourne l’attention de sa victime du point qui fâche (l’indisponibilité) pour convaincre d’un bénéfice plus grand et ultérieur (le bain alcoolisé que je vous déconseille de prendre chaud sous peine de mort grotesque et éthylique due aux vapeurs d’alcool et à la noyade sordide qui s’en suivrait).

Vous rencontrerez peut être certains individus pratiquant un recours extrême à ce genre d’excuses et tellement convaincu de leurs propos qu’ils les profèrent sur un ton très particulier. Un ton qui invite à remercier l’exucusé pour les pseudo-bénéfices qui seront apportés plus tard (comprendre "la semaine des 4 jeudi")

ex : Finalement, je ne viens pas, mais on se reprogramme ça dans 3 jours et là je peux vous dire qu’on va s’éclater : je ramène le champomi, le foie gras, et distribution de billets de 500€ !!! ...

- L’excuse en boucle : Renvoit à elle même en s’auto-justifiant : [Elément négatif] + et C’est comme ça

Ex : Je viens pas et c’est comme ça !

Il faut l’affirmer sur un ton sec, expéditif et plus expressif que de besoin. Le fait de mettre fin à la conversation téléphonique peut aider.

-  L’excuse nominative :

Elle reprend l’un des shéma précédent au choix mais en y insérant un élément particulier : l’annonce du Prénom suivi du nom de famille de la personne à l’origine de l’excuse.

Ex ; je ne viendrais pas parce que Jérôme Ledormant Doit passer cette après-midi pour manger des Chips.

Le secret pour bien réussir cette excuse est le suivant : votre intonnation doit faire du nom un élément si central et impromptu dans votre phrase que l’attention de votre interlocuteur sera totalement détaché de la suite de la phrase. Celà vous permet des variantes de fin de phrases très audacieuse : [Je ne peux pas] Benjamin Froll doit venir me ronger les ongles des doigts de pieds

Dernière observation, lorsque vous inventez le nom, soyez aussi détaché et sur de vous que possible, pas de place à un "euuuuh" accusateur ou à un cafouillage verbal, si c’est celui que vous avez choisi, annoncez clairement "Narolf Bidok" comme si tout le monde pouvait avec fierté appeler son fils de la sorte.

-  L’excuse déprimée : Elle consiste en une des excuses précédente mais lié à un ton de fin du monde imminent auquel vous vous êtes résolu depuis quelques heures, attendant votre mort passivement en ruminant des trucs nuls.

ex : Pfffff, nan, ’peut pô gmmmblgmmmbl Booooaaaf, tu sais...

Un conseil pour cette excuse, attendez d’être certain que votre interlocuteur ne soit pas à portée d’audition quand vous remettrez la musique à fond en sautant sur les canapés couverts de confétis de la pièce tout en soufflant dans vos langues de belles-mères.

Voilà, je souhaite que votre découverte personnelle et votre pratique sportive des EBMV s’effectue dans la joie. Profitez bien des longues heures de glande, de mattage de "the Bachelor", de frénésie sexuelle et de fête avec vos "vraisamis" que ces techniques sauront vous apporter !

A bientôt !

Steve

Sans logo

A propos de l'auteur Steve :
Webmaster du site Lire la suite... Site internet : Maximum Sécurity



Navigation

Lettre d'information |  News | plan du site |  Kiosque web | 


Sans logo
Le 19/02/2006
à 10:03:44 par
Steve
Maximum Sécurity
Citer

> Théorie Vol. VII : Les bonnes excuses de chez nous

Effectivement, Oh Zig, notre maître maintes fois défié, jamais égalé ;-)


Répondre

RSS rubrique Afficher le contenu dynamique RSS de Maximum Security